Project description
La péninsule du Cap Blanc abrite quelques valeurs naturelles d’une grande importance et richesse à l’échelle régionale et planétaire. Il s’agit entre autres de la présence de la dernière colonie au monde de phoque moine de la Méditerranée, une des espèces les plus menacées d’extinction. La moitié de…
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La péninsule du Cap Blanc abrite quelques valeurs naturelles d’une grande importance et richesse à l’échelle régionale et planétaire. Il s’agit entre autres de la présence de la dernière colonie au monde de phoque moine de la Méditerranée, une des espèces les plus menacées d’extinction. La moitié de la population mondiale y est concentrée. La péninsule est également, de par sa situation géographique, un lieu important de passage pour les oiseaux migrateurs provenant d’Europe. Sa position au sein de l’affleurement permanent du Sahara « upwelling » lui permet de bénéficier d’une résurgence d’eaux marines profondes riches en nutriments qui favorisent l’existence d’un des bancs de pêche les plus riches du monde, soumis à l’exploitation intense de flottilles artisanales locales et industrielles de pays tiers. La péninsule du Cap Blanc compte plusieurs aires protégées parmi lesquelles ressort la Réserve Satellite du Cap Blanc - RSCB (qui dépend du Parc National du Banc d’Arguin – PNBA situé à proximité). Ses eaux et les plages qui l’entourent accueillent des membres de la dite colonie de phoque moine qui se trouve aujourd’hui en voie de récupération et d’expansion géographique. Elle reçoit également d’importantes populations d’oiseaux lors de leur migration annuelle. Malgré l’énorme importance de cet environnement riche et diversifié dans la zone Nord de la Mauritanie, la plupart des habitants locaux sont mal informés de sa valeur, étrangers à cette richesse et leurs connaissances environnementales et leur implication envers la gestion durable des écosystèmes, aussi bien terrestres que marins, est très limitée. Les systèmes de surveillance de la réserve du Cap Blanc doivent aussi être améliorés pour contenir les activités illégales de pêche et les dérangements provoqués sur les phoques par la présence régulière d’embarcations et d’engins de pêche. L’éradication de la présence de pêcheurs à la ligne sur les falaises et au long du cordon littoral de la réserve est indispensable ainsi que le contrôle efficace de l’accès de visiteurs à des zones sensibles et de grande valeur écologique. L’élimination de ces infractions est fondamentale pour permettre la recolonisation de cet espace par un plus grand nombre d’exemplaires de la colonie établie à proximité ainsi que pour favoriser son expansion géographique ici et à d’autres endroits comme le propre Parc National du Banc d’Arguin, un des points prioritaires du Plan d’action pour cette espèce dans l’Atlantique oriental (CMS/UNEP) qui a été souscrit par la Mauritanie, l’Espagne, le Portugal et le Maroc. La réserve est identifiée comme une Zone de conservation spéciale pour le phoque moine, est par conséquent un élément décisif dans la récupération de cette population qui se trouve en danger critique. Par ailleurs, l’élimination du mouillage illégal d’engins de pêche permettra d’accroître la régénération des ressources halieutiques dans la région. L’importance de la réserve, les faibles moyens dont elle dispose actuellement et les fortes pressions qu’elle souffre dues à la proximité de la ville de Nouadhibou (120 000 habitants) justifient une intervention urgente pour améliorer la surveillance et l’information du publique. Par ailleurs, la récupération et l’expansion que connaît actuellement la colonie de phoque moine de la péninsule du Cap Blanc exigent que cette dernière fasse l’objet d’un suivi afin de pouvoir déterminer sa vitesse de croissance, la tendance, les menaces et les zones géographiques recolonisées. L’importance du Parc National du Banc d’Arguin est assez connue particulièrement en ce qui concerne la biodiversité marine et les populations d’oiseaux migrateurs dont la réserve protégée abrite les plus importantes concentrations au monde en marée basse pendant l’hiver. Le PNBA est aussi le dernier refuge pour une population de gazelles dorcas résidente sur une des îles de cet espace protégé. L’espèce était auparavant abondante en Mauritanie et s’est raréfié progressivement en résultat de la sécheresse et surtout du braconnage intensifié à partir des années 60. La réintroduction de l’espèce dans la partie continentale du PNBA est un sujet d’actualité et une priorité clairement identifiée par l’ensemble des partenaires dans le plan de gestion du parc approuvé pour la période 2010 – 2014. L’actuelle capacité d’organisation et la structure de surveillance et contrôle en place au PNBA alliées à l’expérience de CBD Habitat dans ce domaine sont des atouts majeurs permettant d’envisager des actions préliminaires à l’établissement dans l’avenir d’une population continentale sauvage dans le PNBA. La récente construction dans la Réserve du Cap Blanc du premier Centre de visiteurs dans une aire protégée d’Afrique occidentale et la proximité de la deuxième ville la plus importante de Mauritanie, et principal port du pays, font de cette aire protégée le site idéal pour organiser des activités d’éducation et d’information environnementale destinées à tous les secteurs de la population (élèves, pêcheurs, autorités, etc.) et surtout aux jeunes scolarisés et non-scolarisés pour renforcer leur implication envers la conservation des aires protégées et la gestion durable de l’environnement en général. La mise en place d’activités d’information et d’éducation à l’environnement est une des priorités du Plan d’Aménagement et Gestion du parc récemment approuvé pour la période 2010 – 2014.
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Objectives and Results
1) Improve the management and monitoring system for the Cap Blanc Satellite Reserve. 2)
Improve knowledge and monitoring of emblematic threatened species of Banc d’Arguin National Park, the satellite Reserve of Cap Blanc, and adjacent zones (Mediterranean monk seal and the Dorcas Gazelle). 3)Inform …
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1) Improve the management and monitoring system for the Cap Blanc Satellite Reserve. 2)
Improve knowledge and monitoring of emblematic threatened species of Banc d’Arguin National Park, the satellite Reserve of Cap Blanc, and adjacent zones (Mediterranean monk seal and the Dorcas Gazelle). 3)Inform certain target groups in Nouadhibou of the importance of protected areas to preserve and sustainably use natural resources.
| Objective | Améliorer le système de gestion et de surveillance de la Réserve satellite du Cap Blanc | | Result | - Equipe de surveillance formée et équipée pour assurer la surveillance de la RSCB.
- Diminution du nombre d’infractions marines (mouillage de filets).
- Diminution du nombre d’infractions commises dans la partie terrestre.
- Récupération de certains stocks halieutiques à l’intérieur de la réserve et dans les zones de pêche environnantes.
- Réduction du nombre de dérangements occasionnés à des espèces menacées de l’aire protégée (phoque moine de la Méditerranée et oiseaux marins).
- Les ressources naturelles et d’utilisation publique de la Réserve satellite du Cap Blanc sont préservées et gérées sur la base d’un Plan de gestion et d’un zonage. | | Funding needed | 150,000 |
| Objective | Améliorer l’état de conservation et le suivi d’espèces menacées emblématiques du Parc national du Banc d’Arguin, de la Réserve satellite du Cap Blanc et des zones limitrophes (phoque moine de la Méditerranée et gazelle dorcas). | | Result | - Conservation des populations de phoque moine et de gazelles dorcas assurée et l’augmentation du nombre de leur effectifs confirmé.
- Augmentation des observations de phoque moine dans la Reserve Satellite du Cap Blanc et/ou ses alentours.
- Développement de dispositifs de suivi d’exemplaires de phoque moine dans la Réserve satellite du Cap Blanc, dans le Parc national du Banc d’Arguin et dans leurs alentours.
- Evolution et menaces sur les populations de phoque moine de la Méditerranée et de gazelle dorcas de la RSCB et du PNBA suivies et contrôlées.
- Suivi annuel de la population de gazelles dorcas de l’Ile de Tidra au PNBA réalisé.
- Le centre de réhabilitation de faune de la RSCB est mis en fonctionnement. | | Funding needed | 300,000 |
| Objective | Informer certains groupes cibles de la population de Nouadhibou de l’importance des aires protégées pour la préservation du patrimoine et la gestion durable des ressources naturelles. | | Result | - Surtout les professeurs, élèves et pêcheurs artisans de Nouadhibou sont mieux informés au sujet de la problématique environnementale et de l’importance des aires protégées.
- Les pêcheurs artisans sont informés au sujet de l’importance des aires marines protégées pour la régénération des ressources marines exploitables.
- Le Centre de visiteurs existant dans la Réserve satellite du Cap Blanc est renforcé et visité par des groupes d’élèves et par la population en général de la ville de Nouadhibou. | | Funding needed | 150,000 |
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Ecological contribution
La Réserve Satellite du Cap Blanc (RSCB) fait partie du réseau des Zones de conservation spéciale pour le phoque moine, identifiées dans le Plan d’action visant cette espèce dans l’Atlantique oriental (CMS/UNEP). Elle constitue un point intermédiaire fondamental pour l’expansion de la colonie de pho…
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La Réserve Satellite du Cap Blanc (RSCB) fait partie du réseau des Zones de conservation spéciale pour le phoque moine, identifiées dans le Plan d’action visant cette espèce dans l’Atlantique oriental (CMS/UNEP). Elle constitue un point intermédiaire fondamental pour l’expansion de la colonie de phoque moine de la péninsule du Cap Blanc et pour la future recolonisation d’autres aires protégées incluses dans le réseau cité, comme c’est le cas du Parc National du Banc d’Arguin (PNBA). La RSCB est aussi un lieu de passage important pour de nombreux oiseaux marins et côtiers sur leur route migratoire entre l’Europe et leurs lieux d’hivernage dont le PNBA est un des plus importants en Afrique. En fait ces deux aires marines protégées sont aussi des outils incontournables de gestion de la pêche en Mauritanie et qui contribuent à la régénération des ressources halieutiques et constituent ainsi un des principaux piliers de l’économie du pays. Le maintien de la RSCB et du PNBA dans un bon état de conservation, grâce à une surveillance et à une gestion adéquates, facilitera leur recolonisation par les phoques moines issus de la colonie du Cap Blanc, favorisant ainsi son expansion géographique et la réduction des risques inhérents à l’existence de populations concentrées dans des enclaves de petites dimensions. Ceci favorisera également la régénération des ressources halieutiques dont profiteront aussi surtout les pêcheurs artisans côtiers. - L’application de mesures efficaces de surveillance, à travers l’amélioration d’infrastructures d’appui et la mise à dispositions des moyens nécessaires, favorisera la recolonisation progressive de la zone par le phoque moine. Elle garantira également les conditions de tranquillité indispensables aux populations d’oiseaux marins nicheurs et le respect des textes légaux qui réglementent l’accés aux ressources marines dans le PNBA et la RSCB. - La protection de cette importante surface côtière et marine améliorera l'état de conservation des ressources halieutiques en générale et du phoque moine en particulier à travers la diminution des risques de captures accidentelles par des engins de pêche et l’augmentation de la disponibilité en ressources alimentaires. Cette action aura un effet semblable pour les oiseaux piscivores. En outre, cette augmentation des ressources marines bénéficiera aux pêcheurs en résultat de l’effet réserve et de la colonisation de zones de pêche à l’extérieur par les poissons issus de ces deux aires marines protégées. - L’information de la population locale, principalement des pêcheurs qui partagent l’espace avec les espèces cible de conservation, au sujet des valeurs écologiques de la région et des avantages de réaliser une exploitation durable des ressources marines. Le Banc d’Arguin est une formation sédimentaire naturelle, un banc de sable actuellement submergé, située au sud du Cap Blanc, à quelques 30 miles nautiques au large des côtes mauritaniennes. À son intérieur, protégée de la houle Atlantique, une zone semée d’iles côtières, de vasières et herbiers, absolument unique, héritage d’un Sahara humide devenu désert au long de quelques milliers d’années en résultat d’un phénomène naturel de changement climatique. Le Banc ne laisse pénétrer dans le Golfe d’Arguin que des eaux calmes et enrichies par un puissant upwelling quasi permanent dans le Golfe d’Arguin. Six mille kilomètres carrés d’hauts fonds d’une productivité spectaculaire abritent une biodiversité marine remarquable. Le littoral et les estrans du banc d’Arguin accueillent en hiver les plus grandes concentrations d’oiseaux d’eau de toute l’Afrique de l’Ouest. La partie continentale abritait jusqu’aux années 70 une faune sahélo-sahélienne remarquable. Les populations d’antilopes tels que les Gazelles dorcas et dama, les Oryx et même peut-être les Addax, fréquentaient à l’époque l’actuelle enceinte continentale du Parc. Victimes de la combinaison d’une chasse non contrôlée de plus en plus efficace (véhicules 4X4, fusils de précision) et de la sécheresse intense des années soixante-dix, ces espèces continentales sont pratiquement toute disparues du Parc. Convaincue de l’importance cruciale de maintenir l’intégrité de cette zone d’importance planétaire, la Mauritanie a décidé en 1976 de créer le Parc National du Banc d’Arguin. 12.000 km2 mis en réserve dont la moitié dans l’espace maritime. Un tiers de son littoral voué à la conservation de la biodiversité et au développement durable. Pour accompagner la croissance des activités économiques sur le littoral, le PNBA a renforcé ses capacités d’intervention pour garantir la sauvegarde du territoire sous gestion et le développement durable des populations résidentes, seules bénéficiaires directes de l’exploitation des ressources naturelles. La régression des populations de gazelles dorcas (Gazella dorcas) dans toute leur zone de distribution est un fait constaté aujourd’hui. La Mauritanie n’a pas échappé à cette tendance et la situation des gazelles dorcas sur le territoire mauritanien est préoccupante (Smith, T., 1998 ; Jebali, A. 2002 et 2008), même s’il reste de petites populations éparses. Le PNBA a autrefois abrité une population de 200 individus (Anonyme, 1987, in Smith, T. 1988), population qui s’est ensuite réduite à environ 100 individus en 1970 et à moins de 10 en 1983 (Verschuren, 1985 in Smith, T. 1998).
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Financial sustainability
Une augmentation du nombre de visiteurs payants des droits d’entrée est attendue grâce au bon état de conservation de la RSCB et du PNBA (augmentation de la visibilité de certaines espèces clé, phoque moine, gazelle dorcas, etc.), à l’amélioration des programmes d’information et d’éducation á l’envi…
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Une augmentation du nombre de visiteurs payants des droits d’entrée est attendue grâce au bon état de conservation de la RSCB et du PNBA (augmentation de la visibilité de certaines espèces clé, phoque moine, gazelle dorcas, etc.), à l’amélioration des programmes d’information et d’éducation á l’environnement et à l’amélioration de l’efficacité des systèmes de surveillance, de contrôle, d’accueil et d’accompagnement. Le PNBA (tutelle administrative et financière de la RSCB) vient de créer un fond fiduciaire actuellement en phase de capitalisation. Le budget attribué annuellement par l’Etat au PNBA ne cesse d’augmenter étant actuellement la première source de financement du par cet de la réserve
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Participation and equity
La jeunesse et les pêcheurs artisans de Nouadhibou, groupes assez défavorisés de la population mauritanienne sont les cibles prioritaires du projet en ce qui concerne l’information et l’éducation à l’environnement.
National planning
- MoU du Plan d’Action pour la Conservation du Phoque Moine Dans l’Atlantique Oriental (CMS/UNEP)- Convention des Espèces Migratoires (CMS)- Le Code de l’environnement- Le Code Forestier et Code de la Chasse- La Loi N° 2000-025 portant Code des Pêches- La Loi N° 2000-044 portant Code pastoral en Mau…
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- MoU du Plan d’Action pour la Conservation du Phoque Moine Dans l’Atlantique Oriental (CMS/UNEP) - Convention des Espèces Migratoires (CMS) - Le Code de l’environnement - Le Code Forestier et Code de la Chasse - La Loi N° 2000-025 portant Code des Pêches - La Loi N° 2000-044 portant Code pastoral en Mauritanie - La Loi N° 1996-023 portant Organisation de l’activité touristique - La Loi N° 2000-024 relative au Parc National du Banc d’Arguin - Stratégie de Gestion du Secteur de la Pêche et de l’Aquaculture - Plan d’Action National sur la Diversité Biologique - Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté - Programme d’Action National de Lutte Contre la Désertification - Stratégie Nationale de Développement Durable
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Synergies with the Programme of Work on Protected Areas
Goal 1.1: To establish and strengthen national and regional systems of protected areas integrated into a global network as a contribution to globally agreed goalsGoal 1.2: To integrate protected areas into broader land- and seascapes and sectors so as to maintain ecological structure and functionGoa…
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Goal 1.1: To establish and strengthen national and regional systems of protected areas integrated into a global network as a contribution to globally agreed goals Goal 1.2: To integrate protected areas into broader land- and seascapes and sectors so as to maintain ecological structure and function Goal 1.3: To establish and strengthen regional networks, transboundary protected areas (TBPAs) and collaboration between neighbouring protected areas across national boundaries Goal 1.4: To substantially improve site-based protected area planning and management Goal 2.1: To promote equity and benefit-sharing Goal 2.2: To enhance and secure involvement of indigenous and local communities and relevant stakeholders Goal 3.1: To provide an enabling policy, institutional and socio-economic environment for protected areas Goal 3.2: To build capacity for the planning, establishment and management of protected areas Goal 3.4: To ensure financial sustainability of protected areas and national and regional systems of protected areas Goal 3.5: To strengthen communication, education and public awareness Goal 4.1 - To develop and adopt minimum standards and best practices for national and regional protected area systems Goal 4.3: To assess and monitor protected area status and trends
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