Project description
En raison de sa géographie particulière et du bon état de conservation de ses écosystèmes, notamment les mangroves et l’archipel des Bijagós, la zone côtière de la Guinée-Bissau dispose encore d’une biodiversité remarquable et de ressources naturelles relativement abondantes. Ces ressources jouent u…
Read more >>
En raison de sa géographie particulière et du bon état de conservation de ses écosystèmes, notamment les mangroves et l’archipel des Bijagós, la zone côtière de la Guinée-Bissau dispose encore d’une biodiversité remarquable et de ressources naturelles relativement abondantes. Ces ressources jouent un rôle vital pour les populations du pays soit pour leur sécurité alimentaire soit pour leur économie. Afin de préserver les sources de cette biodiversité le Gouvernement de Guinée-Bissau a créé un système d’aires protégées qui couvrent près de 12% de son territoire. L’Institution responsable de la gestion de ces aires protégées, l’Institut de la Biodiversité et des Aires Protégées (IBAP) éprouve cependant des difficultés à assurer une surveillance efficace en disposant seulement d’une moyenne de 5 gardes pour chacune des aires protégées et des équipements rudimentaires. Ces difficultés sont rencontrées notamment vis-à-vis des pêcheurs migrants venus d’autres pays de la région où les ressources sont moins abondantes. La surveillance maritime proprement dite est particulièrement complexe en raison des superficies concernées, de la mobilité des pêcheurs et des risques encourus par les gardes face à des embarcations illégales disposant souvent d’armes à feu. Il n’est pas rare que des campements illégaux s’installent dans des zones de mangrove où ils sont difficiles à repérer puis à déguerpir .Il est donc impératif d’élaborer et mettre en œuvre une véritable stratégie de surveillance maritime reposant sur un personnel formé, des équipements performants, des normes de fonctionnement éprouvées ainsi qu’un mécanisme de suivi-évaluation adapté. Les pratiques de pêche observées sont rarement durables en raison des engins utilisés (filets dérivants, sennes tournantes, filets monofilaments) des emplacements (fermeture de bras de mer, intérieur des mangroves) des espèces ciblées (raies et requins pour leurs ailerons, lamantins) et de l’utilisation massive du bois de mangrove pour le fumage des captures mais aussi pour la commercialisation vers les pays limitrophes. Ces difficultés rencontrées risquent de compromettre à terme les efforts de conservation de la Guinée-Bissau et de provoquer une érosion structurelle de la biodiversité, des ressources naturelles ainsi que la dégradation des conditions de vie et des patrimoines culturels des populations qui résident dans ces 3 aires marines protégées.
<< Read less
Objectives and Results
Develop mechanisms to ensure effective marine monitoring system in 3 marine protected areas; Promote the participation of local population in the monitoring processObjectiveDéveloppement d’un système de surveillance maritime dans les 3 aires marines protégées (AMP)Result3 Unités de Surveillance Mari…
Read more >>
Develop mechanisms to ensure effective marine monitoring system in 3 marine protected areas; Promote the participation of local population in the monitoring process | Objective | Développement d’un système de surveillance maritime dans les 3 aires marines protégées (AMP) | | Result | 3 Unités de Surveillance Maritime (USM) opérationnelles, dotées en équipements (vedettes et équipements de surveillance), ressources humaines et moyens de fonctionnement; mise en place d’une Unité Centrale de Coordination (UCC) chargée de superviser et coordonner les opérations de surveillance; formation des personnels affectés aux USM et à l’UCC;
Signalisation des AMP sur le terrain | | Funding needed | 550 000 € |
| Objective | Sauvegarde des populations d’espèces menacées dans les 3 aires marines protégées (Lamantin, tortues marines, oiseaux d’eau migrateurs + ressources halieutiques menacées i.e raies et requins) | | Result | Mécanismes de surveillance, de suivi et de protection appropriés aux situations particulières des espèces menacées (lieux de regroupement des lamantins, plages de ponte des tortues marines, reposoirs et colonies nicheuses d’oiseaux d’eau) : patrouilles, affûts, signalisation, etc. | | Funding needed | 170 000 € |
| Objective | Amélioration de la relation entre les populations résidentes, les pêcheurs et les aires protégées | | Result | Tables de concertation définissant les règles d’usage et mécanismes de gouvernance partagée;
Participation de représentants des populations résidentes aux opérations de surveillance;
Information et sensibilisation des pêcheurs et autres usagers sur la vulnérabilité des espèces menacées et des habitats comme la mangrove | | Funding needed | 80 000 € |
<< Read less
Ecological contribution
Les 3 aires marines protégées concernées jouent un rôle d’importance majeure pour la conservation de la biodiversité et des patrimoines culturels au niveau national et global.Le Parc Naturel des Mangroves du Rio Cacheu (PNTC) couvre une superficie de 88 615 ha composée principalement de mangroves au…
Read more >>
Les 3 aires marines protégées concernées jouent un rôle d’importance majeure pour la conservation de la biodiversité et des patrimoines culturels au niveau national et global. Le Parc Naturel des Mangroves du Rio Cacheu (PNTC) couvre une superficie de 88 615 ha composée principalement de mangroves au sein du massif d’un seul tenant le plus important de la région. Outre la biodiversité propre aux zones de mangroves (lamantins, loutres, dauphins à bosse, oiseaux d’eau) le Parc est considéré comme l’une des zones de reproduction de ressources halieutiques les plus importantes du pays, dont une production de crevettes estimée à près de 6000 tonnes annuellement. Ces ressources sont exploitées en partie au niveau local. Elles alimentent aussi et surtout les zones de pêche du large qui sont exploitées industriellement par des flottilles étrangères qui fournissent, au travers des accords et licences de pêches, près de la moitié des recettes en devises de l’État Bissau-guinéen. Le parc National des îles d’Orango - PNO (158 235 ha), situé dans l’archipel des Bijagós, protège une importante biodiversité où l’on distingue en particulier une population unique d’hippopotames « marins » qui vivent au milieu des mangroves pendant le jour et vont s’alimenter de nuit dans les savanes alentours. Les densités de lamantins d’Afrique y sont considérées comme exceptionnelles pour la région. Plusieurs colonies d’oiseaux d’eau (Sternes, Ibis, Mouettes, Pélicans) nichent soit au sein des mangroves soit sur des îlots sableux, tandis que le peuplement de laro-limicoles migrateurs du Paléarctique y est considéré comme le 2° plus grand rassemblement en hivernage. Grâce à ses importantes superficies de mangroves, ses hauts-fonds et vasières et l’étendue de sa partie maritime, le Parc National d’Orango est également considéré comme une zone de reproduction majeure pour les ressources halieutiques. Le Parc National Marin des îles de João Vieira-Poilão (PNMJVP), également dans l’archipel des Bijagós, regroupe 4 îles considérées comme sacrées par l’ethnie Bijago. Elles ont ainsi bénéficié d’un statut de protection traditionnel depuis les temps anciens, ce qui explique leur état de conservation remarquable. L’île de Poilão accueille la plus importante colonie de reproduction de tortues vertes des côtes occidentales de l’Afrique avec une moyenne de 7000 pontes par année et un pic de 29 000 pontes. Quatre autres espèces de tortues marines se reproduisent également dans le parc, dans des proportions plus modestes. Plusieurs îlots sableux accueillent des colonies nicheuses de sternes. La partie maritime, qui occupe l’essentiel de la superficie du Parc, est considérée comme particulièrement riche en ressources halieutiques avec une diversité remarquable de raies et requins parmi lesquels le rarissime poisson-scie menacé d’extinction dans la sous-région. Les deux Parcs nationaux de l’archipel font partie intégrante d’une demande de classement de l’Archipel des Bijagós en Site du Patrimoine Mondial en cours d’instruction auprès des services de l’UNESCO. Les 3 aires marines protégées sont exploitées et gérées traditionnellement par les différentes ethnies qui les occupent et qui bénéficient de droits d’accès exclusifs. Cette relation ancienne avec leur environnement est à l’origine de savoirs d’une grande richesse, savoirs qui sont mis à profit par l’IBAP et ses partenaires dans la définition des règles de gestion actuelles. La conservation de la biodiversité et des ressources naturelles de ces zones est essentielle pour la survie des patrimoines culturels des ethnies considérées.
<< Read less
Financial sustainability
L’Institut pour la Biodiversité et les Aires Protégées de la Guinée-Bissau achève de mettre en place un Fonds Fiduciaire, dénommé Bioguiné, avec l’aide de ses partenaires dont le GEF/Banque Mondiale, le GEF/PNUD, l’UE, l’Espagne, la Fondation MAVA, qui permettra à terme de générer des intérêts annuels destinés à financer le fonctionnement du système national d’aires protégées. (voir texte de la brochure de présentation en annexe)
Participation and equity
La mise en place d’un système de surveillance efficace des 3 aires marine protégées considérées permettra avant tout de protéger les ressources naturelles et la biodiversité dont dépendent directement les populations résidentes pour leur subsistance et leur économie. Elle vise en particulier à faire…
Read more >>
La mise en place d’un système de surveillance efficace des 3 aires marine protégées considérées permettra avant tout de protéger les ressources naturelles et la biodiversité dont dépendent directement les populations résidentes pour leur subsistance et leur économie. Elle vise en particulier à faire respecter les droits d’accès qui leur sont réservés de manière exclusive. La protection des écosystèmes et des services qu’ils sont appelés à rendre aura également pour effet de sécuriser en partie la qualité de vie des populations autochtones et contribuera à maintenir vivant leur patrimoine culturel intimement associé à la biodiversité. Les populations locales seront directement associées au système de surveillance participative par l’intermédiaire de la présence de représentants des communautés au sein des équipes de surveillance.
<< Read less
National planning
Stratégie nationale pour les aires protégées et la conservation de la biodiversité en Guinée-Bissau (annexe)Estrategia nacional e Plano de Acção para a Conservação da Diversidade Biologica na Guiné-Bissau. Ministerio dos Recursos Naturais e Energia, Direcção Geral do Ambiente/GEF-PNUDPlan d’Action p…
Read more >>
Stratégie nationale pour les aires protégées et la conservation de la biodiversité en Guinée-Bissau (annexe) Estrategia nacional e Plano de Acção para a Conservação da Diversidade Biologica na Guiné-Bissau. Ministerio dos Recursos Naturais e Energia, Direcção Geral do Ambiente/GEF-PNUD Plan d’Action pour la Conservation des Tortues Marines en Guinée-Bissau (IBAP) MoU et Stratégie Régionale pour la Conservation du Lamantin en Afrique de l’Ouest (UNEP/WI/PRCM) Accord sur la Conservation des Oiseaux Migrateurs d’Afrique et d’Eurasie (AEWA) Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices (CMS)
<< Read less
Synergies with the Programme of Work on Protected Areas
Goal 1.1: To establish and strengthen national and regional systems of protected areas integrated into a global network as a contribution to globally agreed goalsGoal 1.4: To substantially improve site-based protected area planning and managementGoal 2.1: To promote equity and benefit-sharingGoal 2.…
Read more >>
Goal 1.1: To establish and strengthen national and regional systems of protected areas integrated into a global network as a contribution to globally agreed goals Goal 1.4: To substantially improve site-based protected area planning and management Goal 2.1: To promote equity and benefit-sharing Goal 2.2: To enhance and secure involvement of indigenous and local communities and relevant stakeholders Goal 3.1: To provide an enabling policy, institutional and socio-economic environment for protected areas Goal 3.2: To build capacity for the planning, establishment and management of protected areas Goal 3.5: To strengthen communication, education and public awareness Goal 4.1 - To develop and adopt minimum standards and best practices for national and regional protected area systems Goal 4.3: To assess and monitor protected area status and trends
<< Read less
|
|
|