العربية  |  English  |  Español  |  Français  |  Русский

Discussions

2011-04-12 13:09
Ms. Lisa Janishevski, Secretariat of the Convention on Biological Diversity

Les Comores s’engagent à la création d’un réseau national d’aires protégées terrestres et marines

[#982]
Les Comores s’engagent à la création d’un réseau national d’aires protégées terrestres et marines

Alors que les Comores ont créé en 2001 la première aire protégée marine, le Parc Marin de Mohéli (404 km2), soit deux fois la superficie de l’île, les efforts sont actuellement concentrés sur la création d’un réseau national d’aires protégées à la fois terrestres et marines. Le processus en cours est, en effet, orienté vers la création de 3 aires protégées terrestres, 2 aires protégées marines et 3 réserves communautaires, ainsi que la formation des gestionnaires des aires protégées.

Selon les études écologiques réalisées en 2010, la première aire protégée terrestre, le Parc national du Karthala, aura une superficie de 26.790 ha, soit 67,47 Km de périmètre et 26 % de la superficie de l’île de Ngazidja où se situe le massif forestier du Karthala. Cette initiative des Comores, en tant que Petit Etat insulaire en développement et classé parmi les points chauds de la biodiversité mondiale, vise à conserver l’essentiel de la riche biodiversité  d’importance nationale et internationale. Pour rappel, le Plan Stratégique Mondial sur la conservation de la biodiversité 2011-2020, adopté à Nagoya (Japon) en octobre 2010, appelle tous les pays qui ont ratifié la convention y afférente, à continuer la création des aires protégées terrestres et marines avec les superficies respectives supérieures ou égales à 17% et 12% de leur territoire national. Ce faisant, les Comores se trouvent actuellement en bonne voie, grâce à la cogestion de ces aires protégées par les communautés locales, avec principalement, l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement aux Comores (PNUD).

En outre, l’élaboration participative de la feuille de route sur la création du réseau national des aires protégées et sa mise en œuvre, en partenariat avec le programme des Volontaires des Nations Unies, le Programme de travail sur les aires protégées (PoWPA), le Programme de Micro financement du FEM (SGP) et l’Université des Comores, a permis de mener l’ensemble des actions prévues en 2010, en synergie avec les autres interventions sur le terrain. Il s’agit notamment, d’un diagnostic sur l’état des écosystèmes, la synthèse des données socio organisationnelles, économiques et écologiques, la délimitation et le zonage de la forêt du Karthala (île de Ngazidja), celle de Ntringui (île d’Anjouan) en aires protégées et de 3 réserves communautaires, ainsi que l’élaboration des accords de cogestion dans 22 villages de Ngazidja et Anjouan.
Il conviendrait de souligner que trois (3) cartographies participatives réalisées et actualisées sur les principales forêts naturelles concernées en tant que zones prioritaires de conservation de la biodiversité, permettent de distinguer  dans le temps et dans l’espace,  les évolutions du couvert végétal et les types de pressions anthropiques et naturelles associées. Par ailleurs, la base de données élaborée pour le cas de la forêt du Karthala, permet de repérer une catégorisation des espèces floristiques indigènes et/ou endémiques, les fougères et les plantes utiles, telles que médicinales, aromatiques, fourrage animal, charbon de bois, bois d’œuvre et de construction.
Mieux encore, l’accomplissement des  préalables techniques et réglementaires pour le classement en aire protégée, notamment les 22 accords de cogestion, les 3 études d’impacts socio économiques et biophysiques et  les études écologiques incluant la délimitation et le zonage, ont permis  l’élaboration  du projet des décrets de classement  des zones terrestres retenues en aires protégées terrestres, au niveau des îles de Ngazidja et d’Anjouan.
Certes, le chemin est encore long à parcourir, mais le pays est déterminé à aller de l’avant avec l’appui de la coopération bilatérale et multilatérale dans le respect des engagements nationaux et  internationaux, à l’exemple du plan d’action national sur la conservation de la biodiversité et du Plan Stratégique Mondial sur la conservation de la biodiversité. Tel est, en tout cas, le principal défi qu’ont, les Comores, pour contribuer à arrêter l’érosion de la biodiversité mondiale.
 

  • United Nations
  • United Nations Environment Programme